Antsirabe

À toute vitesse (peut-être) vers un nouveau projet solidaire !

En plus de Hello Angela, située à Antananarivo, les nombreux dons reçus au moment du décès de Chiara ont également permis de lancer des collaborations à Antsirabe, la ville située a 160 kilomètres au sud d’Antananarivo, où réside Sœur Antoinette.

Pour y aller en empruntant la Route Nationale 7, il faut plus de 4 heures de voiture à une vitesse moyenne (vertigineuse !) de 40 km/h. Et c’est pourtant une route considérée comme étant « en excellent état ». Un standard bien différent de ce à quoi on s’attendrait en Europe, où l’on roule en moyenne deux fois plus vite sur les routes nationales. Sur les routes nationales malgaches, la vitesse moyenne s’effondre considérablement pour s’établir généralement entre 20 et 35 km/h.

Les raisons di cette vitesse si faible sont multiples et structurelles.

L’état de l’asphalte


Les routes sont constellées d’énormes nids-depoule, profonds parfois de plusieurs dizaines de centimètres. Sur une route nationale malgache, on est souvent contraint de progresser au pas pour ne pas détruire les suspensions ou crever les pneus.

Les conditions météo


Pendant la saison des pluies, de nombreuses routes nationales non goudronnées ou détériorées se transforment en de véritables fleuves de boue, avec les ralentissements onsécutifs que l’on peut imaginer.

Le trafic mixte


Les routes nationales sont les artères vitales de Madagascar et ne sont pas conçues uniquement pour les voitures. Les routes sont également parcourues par des troupeaux de zébus, des charrettes tirées par des animaux ou par des hommes (les fameux pousse-pousse), de nombreux piétons qui marchent au bord de la chaussée (les trottoirs étant totalement inexistants !), des camions et des taxi-brousse qui avancent généralement à des vitesses très réduites.

C’est pourquoi nous avons pensé…

Face aux dons très généreux reçus, nous avons pensé entreprendre un deuxième projet avec notre principal partenaire malgache, l’Association Aina Fanavotana, dont le siège se trouve justement à Antsirabe.

Pour commencer, Andry Kely a fourni des ressources alimentaires (riz, légumes, viande…) et du matériel scolaire essentiel (cahiers, stylos…) à 80 enfants de l’École Tsiafahy Antsirabe.

Beaucoup d’autres projets verront le jour dans un avenir très proche…